Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /2009 00:00

DELIRE DE LA LUCIDITE

 









A la fenêtre de ma chambre, 

Je scrute  l’horizon,

 Un peu comme l’Apache,

Analysant les turpitudes du ciel,

 Et décodant les volutes de fumées,

 S’échappant d’appendices structurés,

 De pierres de briques et de crépis hérissés,

 Et là j’y perçois l’unisson,

 D’un couple partageant l’allégresse endiablée,

 D’une chevauchée,

 C’est encore de ce côté,

 Que dans cette fumée

Découlent disparates des verves écriées,

Les  gémissements d’une  compagne,

 Que l’amant frénétique,

 Pousse le boutoir jusqu’à son paroxysme,

 Mais encore là,

 Cette fumée,

 Limpide et s’arrogeant,

 Le monopole du ciel au timide n’osant,

 Faire entrer hérissée,

 Cette charbonnette trop verte,

Qu’à l’approche des chenets,

 Rejetant la chaleur,

 Des braises folâtres,

Par de là ses caresses ajouté ses baisers,

 Laisse à sa désirée, l’échappée de l’extase,

 Déjà tant convoitée,

 Et que tout étonné,

 Elle libère cette sève au bord du tablier,

 Mais encore, cette veuve,

 Qui d’une main experte,

 Entretien les parois de cet âtre délaissé,

 Que depuis ramoneur a bien laissé bistrer,

 Alors là, ce jeune homme,

 Eblouis par ce feu,

Ne cesse d’astiquer le manche du tisonnier,

 Et puis cette fumée d’une blancheur exquise,

Dessine la jeune fille,

 En innocence fertile,

 A contempler un âtre bouillant de milles feux,

 Sans bien savoir comment,

 De quelle bûche le combler,

 C’est encore cette fumée,

 Toute noire en effet,

 Qui déroge au contexte d’une épouse fidèle,

 Offrant toute sa chaleur pour se faire libérer,

 D’un mari peu expert en feu  de cheminée,

 Et puis il y a moi,

 Un peu sioux mohican,

 Connaissant les messages de la moindre fumée,

Possédant là, des bûches,

 Bien souvent détournées,

 Que  rarement de femme,

 Ne sut bien profiter,

Pourtant que de bois nobles,

En aurai-je brulé,

Dans des foyers à l’âtre purement inventés,

 C’est bien toutes ces fumées,

 Qui rejoignent les étoiles,

 Et assassinent la nuit,

 Faisant naître l’aurore,

 Et annoncent à l’Apache,

 Imaginé d’un soir,

 Qu’il me faut redescendre,

 Pour boire mon café.

Alain & Monique        



 

Par MONIQUE ET ALAIN - Publié dans : IMAGINAIRES - Communauté : Île des Poètes Immortelles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Présentation

Créer un Blog

Profil

  • : MONIQUE & ALAIN
  • Le blog de ALAIN ET MONIQUE
  • : Femme
  • : Champagne Marne
  • : France voyages nature culture photos
  • : Un Duo qui dès qu'il trouve un moment s'évade vers une destination qui alliera le plaisir de découvrir un petit coin charmant, sa gastronomie régionale et l'acceuil de sa population.

Recherche

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

NOUS AIMONS VISITER

Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés